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Journée mondiale de l’alimentation 2026 : le Burkina Faso veut consolider sa souveraineté alimentaire

A l’occasion de la 46ᵉ Journée mondiale de l’alimentation, célébrée en 2026 sous le thème « Innover pour une souveraineté alimentaire durable », le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël SOMBIE appelle à renforcer les capacités de production et de transformation nationales. Il salue les résultats de la campagne agricole 2025-2026, marquée par un taux de couverture des besoins céréaliers de 126,4 %.

Par Nafissatou DISSA 16 octobre 2026 à 14:48 2 min de lecture
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Dans son message, Ismaël SOMBIE rend hommage aux producteurs, éleveurs, pêcheurs et à l’ensemble des acteurs du monde rural pour leur contribution à l’approvisionnement des populations en aliments variés et de qualité. Il les exhorte à poursuivre leurs efforts pour faire de la souveraineté alimentaire et nutritionnelle une réalité durable au Burkina Faso.

Les résultats de la campagne agricole 2025-2026 témoignent des capacités de production du pays. Selon le ministre, le taux de couverture des besoins céréaliers a atteint près de 126,4 %. Une performance qui constitue un acquis important, mais qui nécessite d’être consolidée dans la durée.

Pour le ministre, l’autosuffisance ne saurait se limiter aux quantités produites. Elle implique également une meilleure maîtrise des différentes étapes de la chaîne de valeur, notamment la transformation, le stockage, le transport et la commercialisation des produits agricoles.

Dans cette perspective, la nouvelle phase de l’Offensive agro-pastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 accorde une place centrale à la maîtrise de l’eau, au développement de l’irrigation, à la réhabilitation des barrages et aux infrastructures hydro-agricoles.

Ces investissements visent à accroître durablement la production nationale et à réduire la vulnérabilité des exploitations aux aléas climatiques.

Le ministre préconise également la modernisation des pratiques agricoles, l’amélioration des semences et des techniques d’élevage, ainsi que le renforcement des méthodes de conservation. L’association des savoirs traditionnels aux connaissances scientifiques et la réduction des pertes après récolte figurent aussi parmi les leviers à privilégier.

La transformation du secteur agro-pastoral repose également sur une participation accrue des jeunes et des femmes. À cet effet, le ministre met l’accent sur la formation, le numérique, l’entrepreneuriat et l’accès aux facteurs de production.

L’agriculture, l’élevage et la pêche sont ainsi présentés comme des secteurs porteurs d’investissements et de création d’emplois, susceptibles d’offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.

Pour atteindre ces objectifs, Ismaël SOMBIE appelle à une mobilisation de l’ensemble des acteurs : producteurs, éleveurs, pêcheurs, transformateurs, chercheurs, entrepreneurs, collectivités territoriales et partenaires au développement.

Il exprime également sa reconnaissance au Gouvernement, au secteur privé, à la société civile, au système des Nations unies, notamment à la FAO au Burkina Faso, ainsi qu’aux autres partenaires engagés dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

L’ambition, souligne-t-il, est de bâtir un Burkina Faso capable de nourrir durablement sa population, de valoriser ses ressources nationales et de transmettre aux générations futures un système agricole plus productif, moderne et résilient.

Le ministre conclut en rappelant que la construction d’une souveraineté alimentaire durable est une responsabilité partagée, résumée par cet appel : « Innover aujourd’hui » pour « nourrir demain ».

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